Passer au contenu principal

Sans Culotte


Tu es sans culotte ! Tu as toujours été considérée comme une Femme, une Femme fébrile qui se laisse tripoter par tous, il suffit d'un je t'aime à la con pour que tu laisses tomber ton fromage. On te promet toujours de belles choses, de beaux vêtements, des bijoux et tous les accessoires de beauté pour enfin que ton corps connaisse du vrai tissu qui l’embrasse, du bon parfum qui lui est aspergé et un bon bain qui le reverdisse de fraicheur. Mais ce que l'on fait toujours, c'est qu'on t'amène dans un magasin de vêtements pour femme et on te loue tout ce que tu veux, et toi tu penses qu'on te les a tous achetés, mais après quelques jours tu seras encore dénudée quand on viendra les réclamer. 

Tu possèdes un grand appareil à deux tranches qui ne se trouve pas sous ta culotte depuis un certain temps. Il vogue en plein air, il erre dans les rues de Port-au-Prince, dans les quartiers populaires, les banlieues, les ghettos ainsi que les villes de provinces. Tu laisses entrevoir ton joyau qui fait pousser le troisième pied. Tu as effectivement le coeur dans la main, tu offres toute ta richesse comme pour observer ce passage de la bible « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »(Mat 10 vs 8). Malheureusement, tu ne te rends pas compte que tu es dans l'incapacité de te payer une culotte digne de ce nom, voire une pantalette piecée de "Bòs Kolo". Tu es reconnaissante envers la misère, tu te dis qu'il fut jadis : "je ne respectais pas la chicatesse de la chicature tellement que j'étais chic. Bien que maintenant je sois sans couverture cela me dit rien parce que j'étais une perle brillante qui de par sa lumière a confectionné des étincelles." 



J'ai l’impression qu'on te joue le même tour à chaque fois et tu te fais toujours berner. Tu es cette usine sucrière qui attire les abeilles qui veulent manger ton sucre. Tu es cette source intarissable de sirop de miel.

Je me demande quand est-ce que tu vas enfin porter des culottes. Tu es sans culotte! Nous sommes sans culotte !


                                          Guyveco

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

On a suivi l'amour

  Aujourd'hui, on y va en amour pour le plaisir de vos yeux chers lecteurs. Pour une historicité du texte, j'ai pu avoir une conversation avec une fille très amoureuse de mes textes et brusquement les choses se sont changé en sensuelle. Vous allez découvrir Guyveco et une fille dans "On a suivi l'amour". La fille: Cela a commencé le jour où je t'ai vu pour la première fois, c'était comme si j'étais prise dans un tourbillon de la puissance d'un champ magnétique, mon moteur ne voulait pas démarrer. Je faisais mon caprice, car j'ignorais cette partie faible en moi... Étonnante, je me suis laissé aller sans même regarder ou j'étais avant et cela m'a emporté comme le vent.  Guyveco: Tu t'es fondu avec le vent et tu as suivi ses mouvements pour ne faire qu'un avec moi. Moi, le boisson qui t'enivre et que sans moi tu ne peux vivre. Il t'a emporté dans l'étendue pour planer au dessus de tout. La fille: Et c'est à c...

Eddy Est Immortel

Du matin au soir La joie jouait dans ta cour Le bonheur, Pour le respect de la parole donnée  Se reposait dans tes éclats de rire En toute quiétude On refait ton chemin Avec nos bras Amas d'amour On reconstruit le rêve  Du demain des enfants Sans trembler devant le présent Avec la mesure de ton charme On appréhende la première goutte Des pluies abondantes Car C'est au mauvais temps Qu'il faudra semer Les bonnes graines d'humanité Ainsi va la vie Qui t'a reconnu "Immortel"   Guyveco

Nous Sommes Des Pois Qui Bouillent

Nous sommes des pois dans l'eau, nous sommes dans le bain et nous prenons du plaisir pendant qu'il est encore tôt. Étant mis sur le feu, nous faisons notre petit bouillon à l'intérieur du chaudron. L'eau commence à augmenter de température, elle passe de 10°c à 15°c, de 20°c à 30°c....     Pour bien dire, il y a des pois qui restent au dessus de l'eau(les riches) comme pour montrer qu'ils sont différents, faisant du même coup plaisir à Archimède. Arrivée à 100°c, c'est là que la vie devient en ébullition. Nous entamons avec les prières (l'évaporation), il y a celles qui sont bloquées par la couverture et celles qui sont malines et finissent à se faufiler dans les petites ouvertures.     Nous nous bousculons, nous nous battons et nous n'arrivons pas à nous entendre pendant que nous sommes sous un même feu ardent. Enfin, nous arrivons à crever sous l'action de la chaleur l'une après l'autre, du plus robuste au moins robuste sur cette te...