J'entends
ces voix qui résonnent
Ces
voix qui bourdonnent
Ces
voix qui insultent la vie
Elles
l'insultent d'un panier d'injures
Elles
emmerdent la vie
Pour que la mort leur prennent d'assaut
Je vois
ces rêves qui sont empilés les uns sur les autres
Ils
sont étalés sur le comptoir poussiéreux du vraisemblable
Attendant
qu'on fasse le ménage
Je vois
ceux qui pédalent à grandes jambes pour garder l'équilibre
Et je
verrai encore ses rêves qui restent à s'éclore.
On
chante en chœur que l'espoir fait vivre
Ah bon!
Vers
quelle heure!
Tu as
pourtant de l'espoir, mais dis-moi, vis-tu?
Ne
vois-tu donc pas que l'espoir tue
Et des
tas rêves se sont tus
Dans
les cimetières de nos villes
Dans
ces villes palpitantes qui ne sommeillent point
Ces
villes mal éclairées qui sombrent dans la noirceur
J’arrête
d’espérer.
Oui, j'arrête de targuer la terre et le ciel
Je
diviserai mon cerveau en mille morceaux
Il le
faut
Pour
que l'agneau devienne le loup
Afin
que la raison du plus fort
Résonne
celle du plus faible
Je pourrai
relever ma tête
Et regarder
mon rêve dans les yeux
Alors
là, je saurai
Que le
jour se lèvera enfin !
Nous disons être le roseau, celui qui plie mais qui ne
rompt pas. Mais à mon avis, nous aurions dû être le chêne parce que lui, il
peut tomber. Et celui ou celle qui tombe peut décider de se relever ou pas. Je
suis certain qu'on se serait mis debout parce que même si le tronc d'arbre est
abattu, s'il a des racines profondes et nombreuses, il se relèvera.
Guyveco

Commentaires