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Québec


Québec

                                                                           
Tu es merveilleux
Saint-Jérôme, Sainte-Adèle
Et tous les saints
Te désirent,
Mangent
Dans le creux de ta main.


J'ai goûté à ta neige pure
Cette lune découpée
En miettes morceaux
Dans ton sirop d'érable.
Le froid qui te gèle
Est jaloux de la chaleur humaine
De ton corps mi-soleil.


Ton ciel est habité
Par des étoiles rouges de liberté.
Québec, ville éclairée
Par le choc lumineux des esprits en cascade,
Chute d'une lumière trébuchant
Dans le ruisseau de l'automne.


Une ville enchantée
De la contrée des âmes; couleurs ébènes
Des corps en toile humaine
Et des esprits en loque urbaine
Qui se convergent en faisceau
D'une main équitable
Pour peindre la noce des saisons
Au mariage du beau et de la beauté.


Tu es une littérature à température ambiante
Ta ville rougit de cette ambiance folle
De la bouillie du monde
Du panache des arts
Et de la nuit qui s'évapore
Sur le foyer du jour.
La nature a raison d'aimer ton espace
Toi, qui fais perdre le nord à l'Amérique.


Me voici
Me voilà
Sans voile,
Je suis couché sur la rive de Port-au-Prince
Je divague
Pour ensuite me réveiller debout
Dans les vagues de vos rêves
Gens inouïs
De la province du Québec.


John Guyve François (Guyveco)
fjohnguyve@gmail.com

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