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Le taxi moto sur le boulevard des risques

   Il est 10 heures du matin et à l'avenue charles Sumner, les véhicules se font rare. Janvier Jean Rigo est planté sur le trottoir, à l'abris du soleil, non loin de sa moto. Sur sa tête, il porte un casque de couleur flamboyante, une lunette de soleil à ses yeux, une chemise parsemée de fleurs et un pantalon bleu habillant son corps. 


   Janvier Jean Rigo attend un client, sa moto noire est parqué à quelques mètres du ministère des affaires sociales et du travail. Il a 31 ans, il vit avec ses parents et c'est peu après le tremblement de terre qu'il s'est lancé dans le taxi-moto afin de gagner sa vie. Selon lui, ce secteur d'activité comme pour beaucoup d'autres comporte de nombreux risques mais il faut s'y faire pour ainsi tourner le dos aux inquiétudes.
 

 

Pour le conducteur de moto qu'il est, l'éveil de tous ses sens est indispensable et son casque qui laisse entrevoir ses oreilles lui donne un avantage auditif important pouvant l'aider à éviter de grands dangers. Il souligne que rares sont les passagers qui réclament  un casque pour se protéger la tête. L'homme trentenaire ne veut mettre la faute sur une instance en particulier pour les accidents qui se multiplient mais par contre, il croit que c'est la collectivité qui est responsable de la mauvaise gestion des risques, ce qui produit en conséquence une kyrielle d'événements malheureux sur la route.

 

 

Par ailleurs, grâce au taxi moto, il a pu terminer ses études et apprendre plusieurs métiers manuels et il ressasse l'envie d'enrichir un peu plus son savoir faire. A en croire Jean rigo, le secret d'un bon conducteur est la prudence et il faut surtout veiller à ne pas faire d'excès, lui qui a déjà subi 3 accidents durant ses 8 ans d'expérience dans cette activité. 


John Guyve François 

fjohnguyve@gmail.com 


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