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Pauvre mardi



 


Je me suis réveillé aux environs de 5 heures du matin. J'avais du mal à quitter le lit et ceci, pour une raison simple ; je voulais ne rien faire. Perplexe, mon esprit a décidé de faire le vide, il m'était impossible de me souvenir des conseils de la nuit. Mon cerveau prétentieux ne m'offrait aucune perspective. Et mon inspiration à son tour, était allée s'asseoir au coin de la rue. C'est humiliant de constater la fuite des idées qui m'avaient souhaité bon soir la veille. Chaque jour suffit sa peine dirait l'autre.


Sans être formellement invité, la voix de Bob C a occupé la maison. Les gens de chez moi aiment écouter la première édition de nouvelles de la radio caraïbes. Elle fait l'unanimité depuis pas mal d'années. Des minutes après, l'heure sonna pour que Mackenson Rémy prenne l'antenne. Comme à l'accoutumée, il explique de fil en aiguille comment Port-au-Prince et ses zones avoisinantes se sont réveillés.


Hier, la constitution de 1987 a pleuré à chaudes larmes au jour de son anniversaire. Depuis la petite enfance jusqu'à ses 35 ans, elle a été violée et malmenée dans toutes les positions par les hommes politiques. Mais toutefois, ce pauvre mardi m'a vu signer deux actions de non-sens. J'ai remis un livre qu'on m'avait emprunté et j'ai prêté un livre à une amie. Donc, je me référai à Edouard Philippe qui a dit dans son livre "Des hommes qui lisent" sorti en 2017 : appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu. La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais. Bien à vous, messieurs-dames.


John Guyve François


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