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Messages

Je n'aime que toi

  Je colmate des brèches au cœur de la beauté dans le seul but d'engager la poésie sur les chemins que j'emprunte jamais sans mon humanité. J'arrête de gratter la peau superficielle de l'avenir et de sentir l'odeur de la réalité pendant que je réconforte ma joie de vivre le moment présent. Aujourd'hui, je me jette à l'eau sans me demander si je sais nager. Sinon, la résignation possède le grand savoir de construire des hommes. De brasse en brasse, je m'enfonce dans le grand fleuve. C'est ainsi que ce corps submergé resplendissant de fraîcheur espère avoisiner ta jeunesse.  Effectivement, tu as 16 ans, je n'ai pas le droit de goûter à ton innocence. Pourtant, ma voix s'est cordée à mes sincères sentiments. Oh Dieu ! Avec quelle bretelle devrais-je soutenir la langue pour le dire avec style ? Car ce n'est pas le dire qui importe, c'est la façon de le dire. Contre toute attente, affirmer que l'amour n'a pas d'âge est une rais...

Une lettre à ma mère

Ce qu'il me faut maman, c'est un café. Une bonne tasse de café comme celle qui m'attend chaudement chaque dimanche matin, sous le ciel de lambi 3. Ce n'est pas quelque chose que je peux expliquer, mais l'homme que je suis devenu a besoin d'un généreux café prêt à lui offrir du temps. Du temps emballé dans un papier cadeau qui lui garantit une réflexion capable de pénétrer dans les allées des mots et des pensées. Ainsi, ce vrai café que tu aimes faire couler pour abreuver l'âme d'un fils ; je le sens toujours dans les phrases que j'aime maman.    Contrairement à Jean D'Amérique, le meilleur poète de sa génération, je n'aurai pas tout mon temps pour vieillir. J'essaie en ce moment de servir de cadre au poème pour croiser le regard des amours inévitables. Et sur mon coeur, je forme une stéréo au nom de l'espoir pour enfin moduler ma voix interne dans le mouvement des émotions. Je te lis le poème comme suit : 《 Libre aux arbres de danser...

Le charme de ce dimanche matin

Dimanche est le jour des mélodies joyeuses, le jour de la lumière, le jour des poulets frits. Pour rendre à ce jour ce qui lui est dû, je me rends la plupart du temps à lambi. C'est l'occasion pour moi d'aller boire le café de maman. Quand cela m'est permis, j'apporte du pain que j'achète en chemin. Étant sur la route des railles, je dois seulement prendre une première camionnette qui me déposera au bord de l'eau et une deuxième camionnette à Lambi.    À 3 dimanches de célébrer la fête prochaine à savoir la fête des mères, ma pensée est femme. Vous savez ? Les simples choses prennent le plaisir de se pointer sans prévenir. C'est ainsi que les belles merveilles choisissent leurs élus. Qui est contre cela ? La vie adore imposer sa loi, on n'y peut rien et on finit par aimer le hasard de croiser le merveilleux.    Je les voyais lever leur main pour faire signe au chauffeur de s'arrêter. Les deux femmes montèrent la camionnette ; la plus jeune était ...

Le visage en fête

  Le beau temps a quitté les traces de son passage sur le corps du paysage. Et le monde déambule d'un pas fixe au sein de ce temps-là. Voilà, ses cheveux en filasse, ils sont mouillés. Quant à son corps, il renaît dans l'eau autant que la virginité de son regard.   La vie se visualise un avenir limpide sur son visage fricassé d'innocences. Il n'est jamais trop tard pour bien faire dit le vieux adage. Pas trop tard pour jouer la chance de sa vie sur un terrain inconnu. Dans cette situation, sa bouche sort de l'ombre pour se mettre sous sa lumière naturelle. Une bouche qui va très loin dans ses espoirs si bien qu'elle arrive à emprunter le goût de la séduction. Toutefois, j'ai l'impression que l'amour m'a caressé à distance. Et il faut aussi dire que mademoiselle maîtrise l'art de ne pas sourire à la caméra.  Description : Guyveco Modèle : Maevattitude

Pauvre mardi

  Je me suis réveillé aux environs de 5 heures du matin. J'avais du mal à quitter le lit et ceci, pour une raison simple ; je voulais ne rien faire. Perplexe, mon esprit a décidé de faire le vide, il m'était impossible de me souvenir des conseils de la nuit. Mon cerveau prétentieux ne m'offrait aucune perspective. Et mon inspiration à son tour, était allée s'asseoir au coin de la rue. C'est humiliant de constater la fuite des idées qui m'avaient souhaité bon soir la veille. Chaque jour suffit sa peine dirait l'autre. Sans être formellement invité, la voix de Bob C a occupé la maison. Les gens de chez moi aiment écouter la première édition de nouvelles de la radio caraïbes. Elle fait l'unanimité depuis pas mal d'années. Des minutes après, l'heure sonna pour que Mackenson Rémy prenne l'antenne. Comme à l'accoutumée, il explique de fil en aiguille comment Port-au-Prince et ses zones avoisinantes se sont réveillés. Hier, la constitution de 19...

Les mots essuyés sur le corps de Kinderline

  J'aime essuyer mes mots sur les murs de la focalisation externe quand il s'agit d'augmenter les enchères d'une image. À vrai dire, j'essaie toujours d'entrer dans la peau des personnages dans le seul but de pondre la description la plus fidèle qui soit. Mais face à cette photo possédant le même talent des tableaux de Picasso, mon "je" veux sortir le grand jeu, et tout compte fait, je voudrais liquider cette littérature saignante. Et je pense aussi à corder ma déveine et t'élever au rang de reines comme Dadju l'aurait fait s'il avait posé les yeux sur toi. D'entrée de jeu, j'embrasse la rhétorique avec le refrain de la chanson de Beethovas Obas pour dire "j'aime ta couleur café". Et ceci me ramène à ton odeur de femme que j'imagine qui s'ébat sous le pas de la porte. D'autant plus, j'aime tes cheveux naturels, entourés par la brise, que tu as pris le soin de coiffer en chignon. Maintenant, je converge ...

Journal du lundi

  Après avoir descendu la camionnette, je marchais sans empressement. Le vent frais du matin balayait mes habits, et les parties de mon corps qui sont à découvert. Dans mes écouteurs, la voix révolutionnaire de Kebert Bastien résonnait, pour noyer le peu de fierté qu'il me restait. En attendant, mes pensées lavèrent leurs robes pour accompagner ce sentiment de réussir là où les autres ont échoué qui m'abordait gentiment, en ce début de matinée. Pourquoi ?  J'ignorais ce qui se passait autour de moi, je regardais devant moi. J'ai donc vu l'enjouement de deux camarades qui se croisent sur la route de l'école après un week-end assez long. J'ai aussi vu un homme qui portait sur sa tête un grand sachet rempli de poches d'eau. Je suis arrivé à 7 heures passées de 6 minutes au boulot, et j'allais justement baigner dans la routine à savoir donner la carte de permission aux élèves, superviser les classes et lire les journaux que m'apportera Jean Jean. Que...